CARMA Gonesse


Le projet CARMA prend place sur les 670 ha de terres fertiles du Triangle de Gonesse. Il propose la mise en place d’une démarche au bénéfice du territoire, pour un cycle alimentaire sain et durable, capable en priorité de répondre aux besoins des habitants du secteur.

Les origines du projet

  1. L’artificialisation des terres agricoles se poursuit: en France elle engloutit l’équivalent d’un département tous les 5 à 6 ans. Les projets de bétonisation sont en général peu denses et les terres transformées sont ensuite perdues pour l’agriculture et la forêt.
  2. Les terres agricoles sont considérées à tort comme des «espaces vides», démontrant le peu de considération accordée à l’agriculture, pourtant à l’origine de la richesse de notre pays, de ses paysages, de sa culture et de sa beauté et qui assurent au niveau global 97% des calories alimentaires..
  3. La COP21 tenue au Bourget fin 2015 a souligné le rôle prépondérant de l’artificialisation des terres dans le processus de réchauffement climatique.  Dans nos villes une nature entretenue contribuerait à réguler les températures, à atténuer les pics de chaleur et à limiter la pollution de l’air et de l’eau.
  4. Les espaces péri-urbains élargissent les agglomérations qui nécessitent l’utilisation de transports automobiles. Une démarche écologique consisterait à densifier les espaces déjà bâtis, à les rendre mixtes pour réduire le besoin de transports des habitants et préserver les espaces agricoles et de nature.

Les espaces naturels, agricoles et forestiers qui subsistent aux franges de l’agglomération parisienne. Il est urgent de les protéger

Le Triangle de Gonesse entre deux aéroports et au milieu d’un espace urbain majoritairement mono-fonctionnel et peu dense

Les objectifs de CARMA

  1. CARMA pose les questions de l’autonomie alimentaire des villes et de la qualité des produits, cultivés de manière moderne et biologique, sans engrais chimiques ni pesticides nuisibles à la santé.
  2. CARMA dépasse les considérations agronomiques. Il repense l’économie du territoire pour la mettre au service des habitants, à partir des ressources locales, au lieu de concevoir  des ZAC (zone d’aménagement concerté) et de grandes infrastructures sans liens avec le territoire. Celles-ci sont coûteuses, destructrices de l’environnement, et souvent rapidement obsolètes. Le projet CARMA est un projet durable, offrant aux jeunes des formations et  des emplois pérennes, localisés.
  3. CARMA est un projet inscrit dans le réseau francilien des initiatives agricoles modernes, comme celles  de Marcoussis, Montesson, Toussacq, etc. Il entre en résonance avec les projets de Milan, Barcelone et Montréal par exemple. Le Grand Paris se tiendra- t-il à l’écart du mouvement des cités en transition?

Outre les deux aéroports, le Triangle de Gonesse est entouré de zones d’activités et de grande distribution qui ne génèrent que très peu d’emplois locaux. Une partie des terrains est en friche. Beaucoup d’espaces interstitiels sont vacants.

Un projet de proximité

Qui se soucie du climat et du bien être des habitants?
Au 20è siècle l’urbanisation et l’industrialisation se sont développées de manière diffuse en utilisant les énergies fossiles vendues à bas coût. Leur raréfaction, les conséquences climatiques qu’elles induisent obligent les décideurs à reconsidérer cette politique dispendieuse et irresponsable du point de vue climatique. Le développement anarchique des villes et villages  repousse toujours plus loin la campagne rendant trop coûteux des systèmes collectifs de transports. Les espaces urbains artificialisés ont des températures de 2 à 3°C plus élevées que les espaces non bâtis qui les entourent.
CARMA vise à rétablir un équilibre entre espaces non bâtis, naturels ou agricoles, proches des habitants, et espaces bâtis denses et pluri-fonctionnels, mêlant habitats, entreprises de transformation (alimentaire et matériaux bio-sourcés), établissements d’enseignements modernes, commerces et activités de loisirs–nature à proximité, pour limiter les déplacements, dont ceux des week-ends pour la détente.
L’équilibre ville-nature est indispensable aux habitants.
CARMA prône la planification d'espaces urbains densifiés et diversifiés qui permette de développer de riches espaces agricoles et de biodiversité dans lesquels il sera bon de travailler, de jardiner, se promener ou développer des activités de pleine nature attractives.

Développement d’une agriculture péri-urbaine par et pour les habitants

Un projet d'économie circulaire

En plus de contribuer à nourrir le territoire, le projet CARMA inclut le recyclage des déchets organiques agricoles et alimentaires qui enrichiront les terres sans besoin d’apports chimiques. Le soin apporté aux sols (permaculture, agroforesterie) permet de se passer de la plupart des pesticides employés dans l’agriculture industrielle. Le projet s’appuie sur la recherche agro-écologique.
CARMA favorise l'autonomie des habitants du secteur et des communes avoisinantes et valorise leur  capacité à créer et inventer de nouvelles activités liées à l’agriculture dans un monde où il faut répondre à de nouveaux défis.
Le cycle « production, transformation, distribution, consommation et recyclage » les implique le plus possible et contribue à la formation aux nouveaux métiers sur ces sujets novateurs.

Développement d’une agriculture péri-urbaine par et pour les habitants